Enjeux et risques II

Même si la chirurgie esthétique est de mieux en mieux encadrée, le risque zéro n’existe pas. Il convient donc d’être vigilante au moment de la prise de décision.

Les risques principaux des interventions en chirurgie plastique et esthétique sont : les rejets d’implants, changement sensoriel dans ou autour de la zone traitée, décoloration de la peau, nécrose des tissus, asymétrie, infection, évolution inattendue d’une cicatrice, et réactions allergiques à la sédation.

Ces complications peuvent généralement être corrigées par une ou plusieurs opérations additionnelles. Exceptionnellement, un défaut esthétique persistant, des dommages fonctionnels permanents ou même la mort peuvent en résulter.

Il est très important d’être bien informé avant de subir une opération. Le docteur est la meilleure source d'information. Il vous informera des risques habituels liés à une intervention, et surtout des risquesau niveau  personnels.

Un état général affaibli, fumer, l’obésité, certains médicaments ou drogues (pris dans le passé ou dans le présent), l’âge avancé sont des facteurs qui augmentent les risques.

 

Chirurgie Esthétique, l’opération n’est pas sans risques

Toute intervention chirurgicale comporte des risques qui découlent du geste lui-même. Ces risques thérapeutiques incontournables, sont communs à la plupart des opérations (quelle que soit la spécialité). Comme nous l’explique le docteur Pierre Nahon, en chirurgie le risque zéro n’existe pas.
Présentation des différents risques inhérents à une opération de chirurgie esthétique.

Le risque anesthésique

C’est à l’anesthésiste au cours de la consultation pré-anesthésique obligatoire, d'exposer les différents risques spécialement liés à l'anesthésie. Toutefois, c’est le chirurgien qui décide si l'intervention qu'il va réaliser nécessite une anesthésie locale ou générale.
D’ordinaire, l'anesthésie locale présente moins de dangers que l'anesthésie générale. Mais certaines réactions allergiques sont possibles.
Les conséquences d'un accident d'anesthésie sont extrêmement variables : de la simple éruption cutanée au décès.

Le risque hémorragique

Il y a hémorragie quand on sectionne un vaisseau sanguin et qu’il libère du sang. Le chirurgien va alors la contrôler en coagulant les vaisseaux et il ne refermera le champ opératoire qu’une fois l’écoulement stoppé.
Avant toute intervention, le praticien contrôle le bon fonctionnement de la coagulation sanguine afin d’éliminer les risques.
Certains médicaments comme l’Aspirine favorisent le saignement, la patiente doit donc arrêter son traitement avant d’être opérée.

Le risque infectieux

Il s'agit d'une contamination microbienne pendant l'opération ou dans ses suites immédiates.
Après l’intervention, toute rougeur, douleur, ou fièvre doit alerter patiente et chirurgien. L’infection souvent limitée dans ses débuts se résout assez rapidement.
Pour éviter une éventuelle contamination, la patiente est opérée sous antibiotiques. Elle en reçoit également après l’intervention pour ne pas être infectée par des germes.
Parfois, malgré ces précautions la contamination survient. Ses conséquences varient en fonction de son importance, du germe en cause et du type d’intervention.

Le risque cicatriciel

Les patients n'ont pas la même capacité de cicatrisation. Certains créent l'exacte quantité de tissu nécessaire à une soudure fine et souple, alors que d'autres en produisent beaucoup trop. On parle alors de cicatrice hypertrophique. Elles finissent par s’aplatir dans les 18 mois (au maximum) suivant l’opération.

Les risques liés aux produits implantés

Implants mammaires, prothèses diverses, substances injectées, fils de tractions, peuvent tous provoquer des désagréments dus à leur composition et à leur fabrication (infection, allergie, rupture, migration, déplacement, résorption, induration…).

Si les risques thérapeutiques ne dépendent pas directement du chirurgien, il a par contre le devoir de les prévenir au mieux et surtout de les traiter s’ils se concrétisent.

 

Quand le résultat déçoit

Après une opération de chirurgie esthétique, la patiente peut ne pas être satisfaite du résultat. Elle le jugera inesthétique, visible ou peu naturel.
Malgré un bon déroulement des opérations (la demande était cohérente, l’intervention s’est bien passée et il n’y a pas eu de complications postopératoires), le résultat est insatisfaisant. La patiente estime que le résultat diffère, de façon plus ou moins flagrante, de l’objectif exposé lors de la consultation préopératoire.

Le bon résultat, une notion ambiguë

La notion de bon résultat est assez subjective. Certaines patientes diront qu’une simple amélioration est déjà une victoire, alors que pour d’autres, le résultat de l’opération doit atteindre la "perfection". Dans tous les cas, patiente et chirurgien définissent ensemble, au préalable, le but à atteindre.
C’est la promesse de résultat qui pousse une femme à se faire opérer, le chirurgien doit donc être lucide sur sa capacité à réaliser la transformation espérée.

L’erreur technique ou l’erreur d’indication

Si en amont tout a été préparé correctement, le mauvais résultat peut découler d’une faute du praticien. Il s’agit soit d’une erreur d’indication, soit d’une erreur technique.

L’erreur d’indication est due à un mauvais choix stratégique. Le praticien n’a tout simplement pas choisit la bonne méthode pour corriger le défaut.
L’erreur technique, elle, peut être de deux types :
Soit le chirurgien a utilisé une technique connue pour ne pas être efficace, soit il a choisi la bonne technique mais a commis une erreur lors de l’opération. La plupart du temps, il s’agit d’une faute de maladresse.

Dans le cas de l’erreur d’indication, on peut s’interroger sur la bonne foi du praticien car ces erreurs relèvent bien souvent d’un défaut de compétence.
Dans d’autres cas plus extrêmes, le choix délibéré de la mauvaise technique peut être fait délibérément, uniquement pour aller dans le sens de la demande. Le but est alors d’opérer quel que soit le résultat.

Quand la malchance joue vraiment, erreurs stratégiques et erreurs techniques peuvent être associées. Elles sont à l’origine de la majorité des mauvais résultats.
En l’absence d’accord amiable entre patient et chirurgien, la responsabilité du médecin est presque toujours recherchée devant les tribunaux.

 

Commentaires (3)

1. resumes (site web) 20/04/2012

The biggest part of peole even don't think about riskiness of surgery and that they could have problems with health after it.

2. Comcombre 14/11/2011

aha lol cte copiteuuuuuuse !!

3. Dr Pierre Nahon (site web) 14/02/2011

Je vous prie de bien vouloir mettre un lien vers la page de mon site que vous recopier intégralement pour ne pas créer de duplicate content.
Merci,
Pierre Nahon

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